Ramassage de peurs à Ollignies groupe théâtre
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Grand ramassage de peur à Ollignies

10h n° 102 : Camille à peur de sonner. Personne

2 grandes grilles fermées, pas de sonnette, le garage est ouvert, on n’ose pas rentrer.

 

n° 100 : Cyril attend avant de sonner. Quelqu'un arrive ? On entend des pas ? Personne.

 

n°98 : C’est la maison du dentiste. Personne ne vient ouvrir. « C’est une sécurité » suggère Cyril. Plus tard, une voiture arrive, une dame élégante en sort. Les enfants vont prudemment vers elle, elle est surprise et un peu sur ses gardes. Elle à peu de temps nous dit-elle. « J’ai peu de temps ». Une seule question ? D’accord. Mais vite alors ! « De quoi avez-vous peur ? » Elle détourne les yeux. Et dans un souffle, en nous quittant déjà « De quoi j’ai peur ? De la mort ? ». Merci Madame. Mais elle a déjà tourné les talons et est partie dans l’autre sens. Plus loin. Nous la reverrons revenir sur ces pas et mettre sa clé dans la serrure de la maison du dentiste devant laquelle elle s’était garée.

 

n° 96 : « J’entends des chiens, j’ai pas envie d’entrer »

 

n° 94 : C’est un heurtoir, un œilleton est vissé dans la porte. Un grand chien blanc à la fenêtre. Pierre se demande si il ne faudrait pas fuir.

 

N°92 : On sonne. Personne ne vient ouvrir. Je suggère de regarder par la fenêtre parce que le salon est en chantier . Je pense « peut-être que les ouvrier ne peuvent pas venir ouvrir la porte ». Cyril le premier et puis tous les autres, moi y compris allons vers la fenêtre de gauche. Et puis brusquement la porte s’ouvre dans notre dos. Surprise générale. On est un peu confus d’avoir été pris en flagrant délit de curiosité. On se ressaisit et on présente l’objet de notre visite. Et c’est finalement un témoignage très complet et intéressant que l’on recueille. L’homme est sapeur pompier de métier. Il à peur pour les autres. Pour lui-même, jamais. Il a peur pour les enfants et « le monde dans lequel on vit à l’heure actuelle. N’est-ce pas Monsieur ? » en s’adressant à moi par-dessus leur tête. Et puis il constate que les parents font des sacrifices pour leurs enfants. Il n’est pas superstitieux notre pompier. Même dans l’action, la peur ne l’effleure pas. Mais il avoue qu’après, il repense à ce qu’il à fait et aussi à la dangerosité de son travail. Mais c’est sa mission. Dons c’est normal. Et puis, la peur vient de notre ignorance. Quand on connaît la nature du danger, et la façon de le maîtriser, la peur disparaît.

« Mais j’ai peur pour mes proches. Pour le malheur qu’ils pourraient connaître ». Quand les autres s’encourent pour échapper au feu, c’est parce qu’ils ne connaissent pas la situation.

 

Sa plus grande frayeur ? Avoir été dépassé par les événements. Une voiture percute la foule sur une grande artère à Bruxelles. Des corps jonchés au sol, des blessés graves, peut-être des morts. Il arrive le premier sur place. Et comme il est jeune pompier, il n’est pas sûr de l’ordre des priorités. Lequel soigner au risque d’en laisser mourir un autre !  La question du choix et de la prise de responsabilité.

 

Peur des films d’horreur ? Moi ? Non, ce n’est qu’un film ! Derrière ce sont des effets spéciaux, des acteurs, des caméras, etc. Et puis vous savez, les américains sont de grands enfants.

 

Et puis Monsieur Urbain, c’est son nom au sapeur pompier, nous demande si certains veulent devenir pompier. Non dit l’un, il veut devenir vétérinaire, et puis l’autre veut devenir ... tiens ?! J’ai oublié ! Parce que vous savez, j’organise des formations pour les cadets à partir de 12 ans. On les fait entrer dans un tunnel très chaud, munis d’une combinaison spéciale. Et souvent, ils refusent d’y aller (ben tiens, me dis-je). Et puis, le pompier y va le premier. Et les ados suivent.

A chaque pas que nous faisons pour aller vers la maison suivante, il nous rattrape pour nous donner une info complémentaire. Il va nous mettre en retard sur notre planning, je reçois un sms de Marie-Noëlle pour me dire que Kevin doit absolument être là à l’heure. Ma tension intérieure monte. Et si Kevin ratait son bus ?

- Allez merci Monsieur pour vos réponses. A bientôt !

- Parce que vous savez, je peux vous venir faire une animation dans votre école !

- Ha bonne idée, laissez-moi vos coordonnées (Aïe, le bus de Kevin)

- Heu attendez, mon n° c’est le, hou il faut que je regarde dans mon gsm...

- (M... ,le bus)

- Bon, voilà, c’est le 0475/91.58.64

- Merci, merci beaucoup ...

- Et vous..

- Désolé, il faut vraiment que nous continuions, sinon, nous allons être en retard (foutu bus). Alors Kevin, on va se dépêcher, sinon tu risques de rater ton bus !

- Vous savez, aujourd’hui, c’est ma maman qui vient me chercher.

- ... !

 

n°88b : Merci de frapper à la porte, une sonnette à droite, une sonnette à gauche, on frappe au milieu de la porte. Personne ne vient, malgré la mobylette garée là, prête à partir.

 

N°88a : Pendant ce temps là, la mobylette du 88b, démarre avec des cheveux longs qui dépassent du casque.

Avez-vous peur d’une chose irréelle ? Non (les réponses sont brèves mais claires)

A Cyril : Tu as peur de quelque choses toi ?

Avez-vous peur d’un animal ? Non !

Et les araignées par exemple ? ... Ah ça les araignées je n’aime pas du tout.

Une phobie ? A part les araignées, non ! Et puis, je suis désolée hein, je les écrase.

La situation actuelle ? Pour les jeunes, j’ai peur, l’emploi, le coût de la vie, tout ça quoi. Vous voyez ce que je veux dire ?

En fait je ne vois pas très bien, c’est tellement vague.

Peur pour vos proches ? Je n’ai pas d’enfants.

La plus grande frayeur ? Rien en particulier, normalement on est en sécurité.

- Que cachent ces phrases tellement vagues, tellement communes ?

 

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